Parler dans les médias – Invitée aux côtés d’Europe 1

Europe 1

Parler face caméra n’est jamais neutre. Même pour des professionnels aguerris.

J’ai récemment été invitée aux côtés de Clélie Mathias, journaliste à Europe 1, et de Laurent Durgeat, expert en relations presse, pour explorer un sujet exigeant : ce qui se joue lorsqu’on prend la parole dans les médias.

Une rencontre à la croisée des enjeux éditoriaux, stratégiques et humains. J’y ai abordé ce que j’observe régulièrement dans mes accompagnements : le stress, la posture, le message et plus précisément ce que la caméra change à tout cela.

Pourquoi parler face caméra est si particulier

Ce n’est pas tant le message qui fait peur. C’est le regard. La prise de parole en public génère déjà une tension pour beaucoup. Face caméra, cette pression s’intensifie : impression d’être scruté, figé, évalué en permanence. La caméra capte tout, les hésitations, le manque de respiration, les infimes décalages entre ce qu’on dit et comment on le dit.

Ce que la scène m’a appris, c’est que même les comédiens, pourtant habitués à être vus et formés à cela, peuvent ne pas aimer se regarder à l’écran. Car la caméra révèle quelque chose de très fort. C’est une exposition d’une nature différente, plus crue que la scène, plus permanente avec le fait d’être enregistré. Et il faut du travail pour arriver à l’apprivoiser.

Ce qui fait réellement la différence

L’authenticité ne s’improvise pas devant un objectif. Elle se prépare. Elle repose sur un équilibre entre le fond et la forme : la précision du message, bien sûr, mais aussi le rythme, l’intonation, la respiration et cette cohérence entre le regard, la gestuelle et la parole qui devient décisive dès lors qu’on est filmé.

On peut avoir un discours pertinent, et pourtant ne pas être perçu comme juste. C’est souvent là que tout se joue.

Parler dans les médias ne consiste pas à être parfait. Cela consiste à être lisible, incarné et aligné, capable d’accepter d’être vu tel qu’on est, avec sa singularité et sa présence propre. La relation avec les médias reste avant tout une relation humaine aussi. Pas un monologue face caméra mais un dialogue, avec l’intervieweur, à bonne hauteur. Les clés sont souvent du côté de la clarté, de la singularité, et de cette capacité parfois inconfortable à occuper pleinement l’espace qu’on vous donne.

 

 

Dans la pratique

Comment préparer une interview sans perdre le fil de son message ? Comment rester naturel face caméra, répondre avec justesse aux questions et faire entendre ses idées sans se laisser déstabiliser par la pression ?

Une prise de parole médiatique se prépare autant sur le fond que sur la forme. Il s’agit de clarifier son message, d’anticiper les questions, de trouver une posture adaptée et de s’entraîner à rester présent dans l’échange, même lorsque l’exercice devient inconfortable.

L’accompagnement permet de travailler ces différents aspects pour aborder les interviews avec davantage de maîtrise, de clarté et d’aisance, sans chercher à fabriquer un personnage.

Vous préparez une interview, une intervention filmée ou une prise de parole dans les médias ?

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